La Fédération s’inquiète également de la globalisation des réponses du Président des directeurs d’IUFM, aux revendications formulées par les syndicats au sujet de la situation des stagiaires se préparant à intégrer les différents corps de fonctionnaires d’Etat auxquels ils appartiennent : les professeurs des écoles, les professeurs certifiés, les professeurs agrégés et les professeurs de lycées professionnels. Cette globalisation se situe déjà dans la conception d’une « filière » unique des enseignants du premier et du second degré.
Cette proposition recoupe celles de la commission Pochard et plus largement le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires, ainsi que les annonces gouvernementales de restriction budgétaire des politiques publiques qui auront notamment pour conséquences la suppression de dizaines de milliers de postes dans les différents corps, et l’accélération de la privatisation du service public.
Elle s’inscrit également dans la polyvalence et la déqualification que gouvernement et MEDEF veulent imposer aux enseignants pour adapter l’enseignement notamment professionnel avec les Bac Pro en 3 ans, à la désindustrialisation du pays et la régression économique exigée par les organismes supranationaux ( Union européenne, OCDE …)
La FNEC FP FO exige :
- l’abandon de tout projet de « master des métiers de l’éducation »,
- le respect des corps de fonctionnaires d’état exerçant dans l’Education nationale,*
- l’abandon de toutes les suppressions de postes conformément aux revendications des personnels et des lycéens.
* y compris ceux des directeurs d’IUFM