Le SNUDI-FO n'a cessé de demander avec les EVS-AVS que les promesses (et obligations de l'employeur!) en matière de formation soient respectées que ce soit pour les former à leur travail sur leur école, mais également pour leur réinsertion professionnelle à l'issu des contrats. Lors de nos audiences à la préfecture, au rectorat et à l'ANPE il avait été reconnu, notamment par l'Education Nationale que les obligations de l'employeur n'avaient pas été tenues. Le SNUDI-FO était donc intervenu à de nombreuses reprises, mais également la CGT-FO, afin que pour les collègues réclamant une formation ils soient satisfaits. La question des VAE a aussi été posée : il n'y a pas de décision officielleà l'heure actuelle.
VAE :
Mais dans un courrier adressé en réponse à un député UMP d'Indre et Loire que le SNUDI-FO avait sollicité, le Ministre Darcos a répondu que ses services étudiaient une solution pour que les VAE soient accessibles aux CAE et CAV bien que les 3 années nécessaires pour une VAE n'aient pas été complétées. Comme sur d'autres points si cette déclaration d'intention est un progrès, et nous encourage à poursuivre la mobilisation et l'action, nous attendons évidemment plus que des mots, mais des actes concrets.
Formation :
Nous avons été informé par des collègues EVS-AVS que suite à un courrier de l'ANPE leur demandant quels étaient leur besoin en formation un courrier de l'AFPA leur avait été adressé afin de leur annoncer qu'une formation serait prochaienement organisée répondant à leur demande.
Le SNUDI-FO a contacté le lycée de Bressuire qui nous a répondu que si ces formations ne perturbaient pas trop le service sur l'école le lycée autoriserait les EVS-AVS à participer à ces formations sans rattrappage horaire ni retrait de salaire. Ces deux points sont pour le SNUDI-FO et nous l'avons rappelé le minimum. Cependant le lycée nous a aussi dit que lorsque cela serait possible il serait aussi recherché un aménagement du temps de présence sur l'école, ce qui laisse à craindre un rattrappage déguisé des heures... Cela n'est bien sûr pas acceptable, la formation faisant parti de la contrepartie de contrats précaires mal rémunérés, et une obligation de l'employeur, ces formations doivent se faire selon la règle 1h00 de formation = 1h00 de travail (si le salarié est en formation un mercredi après-midi alors il ne travaille pas un vendredi après-midi par exemple).
Même si ces modalités de formation restent à négocier avec l'employeur, il n'en reste pas moins que cela est un progrès indéniable.
Le SNUDI-FO invite les EVS-AVS :
- Lorsque qu'une proposition de formation vous a été faite à nous en faire part afin que nous suivions la mise en place de ces formations et également obtenir de l'employeur que vous soyez autorisés à participer à ces formations, et également sans rattrappage. (l'an dernier après accord de principe le lycée avait posé des difficultés à une collègue et le syndicat avait obtenu gain de cause pour la collègue).
- Nous faire part des questionnaires ANPE recensant vos besoin en formation lorsqu'il vous sont adressés et nous adresser une copie du questionnaire que vous retournez.
- Nous informer des proposition de formation que vous fait l'AFPA.
- Nous faire part de vos demandes en formation afin que nous les recensions et les transférions aux administrations compétentes (ANPE, Conseil Général, Conseil Régional, AFPA et GRETA).
Ce travail n'est pas d'ordinaire le travail d'un syndicat comme bien d'autres choses que nous faisons sur ce dossier. La complexitié du dispositif des CAE et CAV donne pourtant malgré lui au syndicat une place centrale pour informer et aider les collègues EVS-AVS que les pouvoirs publics sont incapables de faire, dépassés qu'ils sont pas le dispositif qu'ils ont mis en place : si nous ne faisons pas ce travail personne ne le fait, c'est pourquoi nous le faisons.
Ce travail a un coût en temps et financier : c'est pourquoi nous vous invitions à vous syndiquer afin de nous donner les moyens de continuer ce travail (l'adhésion est de 30€ par an), et participer à l'effort général.
Nous vous invitons également à prendre par au fonctionnement de votre syndicat, nous transmettre les informations que vous avez, nous informer si vous avez des disponibilités pour aider au travail du syndicat (correction articles, rédaction de notes ou articles, pliages impression des bulletins, distribution sur votre secteur, ou rappeler des collègues).
La force d'un syndicat dépend également de ce que chacun peut lui apporter, et sans l'apport de chacun il est clair que ne serons pas toujours en mesure de pouvoir vous informer et vous aider sur tous les dossiers faute de temps et de moyens financiers. NOUS COMPTONS SUR VOUS! Informez nous par mail de vos possibilités.