Une « conférence nationale sur les rythmes scolaires »
pour discuter de la journée, de la semaine et des congés scolaires … et aggraver les conditions de travail des enseignants en portant atteinte à leurs obligations de services statutaires
Des journées interminables avec les deux heures d’aide personnalisée
Depuis l’entrée en application des 60 heures annualisée d’aide personnalisée, la journée de travail d’un enseignant du 1er degré s’étire bien souvent de 8h00 à 18h30, voire davantage.
A cela s’ajoute le temps de préparation et de correction aboutissant à une amplitude journalière considérable sans interruption le midi avec les services de cantine et/ou d’étude auxquels sont contraints nombre d’enseignants du fait du blocage des salaires
La suppression des 3000 postes de RASED consécutifs à l’aide personnalisée a également reporté sur les enseignants des écoles les missions des enseignants spécialisés de RASED accroissant d’autant leur charge de travail.
Le ministre ne peut ignorer la demande de remise à plat du dispositif
Le ministre ne peut ignorer les conséquences néfastes de la mise en œuvre des deux heures annualisées d’aide personnalisée et écarter à priori la demande de remise à plat de ce dispositif.
Les obligations de services statutaires définies nationalement doivent être respectées
La semaine scolaire ne saurait être organisée par le projet d‘école dans un partenariat étroit avec les élus locaux comme le préconise la circulaire de rentrée 2010 (BO du 18 mars) sauf à vouloir renforcer le lien de dépendance entre projet d‘école et projet éducatif local.
Nécessairement les responsables politiques des collectivités tenteront, au travers des projets éducatifs locaux, de solutionner les contraintes qu’ils subissent (service de cantine, transport scolaire, activités périscolaires …) en proposant une flexibilité accrue des obligations de services des enseignants contradictoire au respect des obligations de services statutaires définies nationalement.
Les projets de réorganisation de la semaine scolaire sont tous à l’initiative des collectivités. Guidées par le seul souci de contractualiser et de coordonner au niveau local des politiques éducatives, ils génèrent imbrication et confusion entre les temps scolaires et périscolaires.
Toutes les tentatives d’instaurer la semaine de 9 demi-journées ont été rejetées ces derniers mois par la majorité des enseignants et des parents à Lyon, Rennes, Grenoble, Angers, Brest, Mulhouse et récemment en Gironde.
Pour le SNUDI Force Ouvrière, toute discussion sur les rythmes scolaires ne saurait avoir pour conséquences :
• de remettre en cause le rythme 7 semaines de classes / 2 semaines de congés ainsi que la période des congés d’été,
• d’augmenter le temps de présence et de travail des enseignants en généralisant, en particulier, le travail le mercredi, avec classe le matin, animations pédagogiques l’après-midi…
• d’annualiser le temps de service des enseignants des écoles,
• de favoriser la confusion entre le scolaire et le périscolaire,
• de faire dépendre les obligations de service des enseignants et leur organisation des besoins des collectivités territoriales et des associations diverses.
Le SNUDI FO a demandé à rencontrer le ministre en urgence sur ce dossier.
Montreuil le 16 avril 2010
LSN 676