Lu dans la NR et Centre Presse du 09/04/2011 suite au rassemblement devant la Préfecture (où se tenait le CDEN carte scolaire) appelé par FO, la FSU, UNSA Educ et la FCPE contre les suppression de postes (20 dans les écoles publiques de la Vienne, 8977 en France dans le premier degrès, 16000 dans les écoles collèges et lycées.
"Carte scolaire 2011 : quand la rentrée déclasse
Solidaires, enseignants et parents d'élèves ont manifesté leur désaccord sur la prochaine carte scolaire du 1 er degré, définitivement validée hier.
Des Mélusins affichent clairement leur position. - (dr)
Rien de nouveau sous le soleil de la préfecture. Hier après-midi, le Conseil départemental de l'Education Nationale a permis aux syndicats, aux fédérations de parents d'élèves et aux représentants des associations complémentaires de croiser le fer avec l'inspecteur d'académie Christian Arnaud, quelques jours après la divulgation de la carte scolaire 2011 du 1 er degré, lestée de son cortège de classes fermées et de suppressions de postes avec... davantage d'élèves (lire notre édition de lundi).
'' On rencontre beaucoup de souffrance ''
Dans ce duel, chacun s'est accroché à ses positions et, à l'arrivée, strictement rien n'a bougé comme le confirmait en soirée le communiqué officiel.
« Nous sommes unanimement contre mais notre avis est purement consultatif, relève Laurent Cardona, secrétaire départemental UNSA-éducation, pas dupe. L'inspecteur estime que les postes seront suffisants même en cas de nouvelles ouvertures. On se prépare une rentrée sous le signe de la rigueur et de l'austérité. »
Reclu à l'ombre, un groupe de parents, enseignants et enfants affiche des banderoles revendicatives. Pas de défilé en vue. « C'est juste un rassemblement de protestation », juge Laurent Cardona. Sans vagues.
Ce père de famille a fait le voyage depuis Lusignan. « Hier (jeudi), on a occupé l'école et ce matin (vendredi), on a interrompu les cours. Il y a plus d'élèves et des classes ferment. On est venu ici montrer qu'on n'est pas d'accord. En plus, l'accréditation vélo a été supprimée et on ne pourra plus faire de sortie vélo avec les enfants. »
A Migné-Auxances, la pilule a du mal à passer : une classe élémentaire en moins à Victor-Schoelcher et une autre à Robert-Desnos. Angélique Royer, adjointe aux affaires sociales et à la petite enfance, n'en revenait toujours pas. « Nous aurons des effectifs stables et il n'a pas été tenu compte de la construction d'un lotissement de 142 logements dans les deux années à venir. Sans compter que le chantier de la LGV va amener de nouveaux habitants. Et l'an passé, nous avons accueilli des enfants de gens du voyage. Comment fera-t-on si cela se reproduit ? »
Directeur de l'école Victor-Schoelcher, Didier Stehlé a vite fait le calcul : « On va passer de 21 à 27 élèves par classe », souffle-t-il. Son voisin constatant : « On ne gère pas les gamins de maintenant comme ceux d'il y a quinze ans. On rencontre beaucoup de souffrance. »
Jean-François Rullier"