77 suppressions de postes dans l'académie pour le 1er degré, 70 pour le 2nd degré et 25 pour les personnels administratifs.
La FNEC-FP-FO ne s'inscrira pas dans le "dialogue social" pour définir les postes à retirer
Le ministre a confirmé, lors du CTP¨M du 21décembre, la suppression massive de postes d’enseignants et d’administratifs en application de la « règle » du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux :
Aucune catégorie n’est épargnée !
Depuis 2007, la destruction de 62 000 postes dans l’Education nationale a dévasté l’Ecole publique et les conditions d’exercice des missions des personnels qui sont au bord de la rupture.
Produit direct des réformes en cours : mastérisation, dispositif CLAIR, décret Darcos …ces suppressions massives de postes s’accompagnent du développement de plus de 110 000 emplois précaires : contractuel, vacataires, EVS au détriment de postes statutaires.
Les rapports Reiss avec les E2P, le rapport de la commission parlementaire Tabarot sur les rythmes scolaires expriment la volonté politique de mise sous tutelle de l’école publique et du transfert des personnels enseignants aux collectivités territoriales.
FO est restée seule au CTPM pour revendiquer
Lors du CTPM du 21 décembre, FO est restée seule pour demander le maintien de tous les postes, l’arrêt des réformes CLAIR, STI, réforme du lycée, mastérisation… et que ne soient pas retenues les préconisations des rapports Reiss et Tabarot, en particulier celles remettant en cause la définition des obligations de services en heures hebdomadaires d’enseignement.
Elle a porté l’exigence des personnels du maintien des sections de LP, des postes administratifs, des classes, des remplaçants, des RASED, des CIO, des départs en stage CAPA-SH, de l’affectation d’AVS pour les élèves handicapés, d’EVS pour les directeurs et d’un véritable plan de titularisation des 20 000 contractuels…
Le ministre renvoie au « dialogue social » pour définir les postes à retirer
Pour toute réponse le ministre a indiqué que la gestion des 16 0000 suppressions de postes relevait du « nécessaire dialogue social » que chaque recteur doit organiser au sein de l’académie. Les CTPA devraient définir les postes à retirer en priorité dans le cadre des 12 leviers du schéma d’emploi. Il a indiqué que le cadre budgétaire contraint impose aux recteurs de « faire au mieux avec leurs moyens ».
La FNEC-FP-FO n’accepte aucune suppression de postes
La FNEC-FP-FO qui n’accepte ni les suppressions de postes, ni les remises en cause statutaires qui en découlent ne s’associera pas à l’élaboration de critères de répartition des suppressions de postes.
Elle invite ses sections à réunir les personnels dans les écoles, les collèges, les lycées, les services et les établissements d’enseignement supérieur, pour exiger le maintien de chaque poste et de tous les postes.(VOIR REUNIONS DANS LA VIENNE CI-DESSOUS)
Avec la «carte judiciaire», la «carte militaire», la fermeture de classes ou d'établissements scolaires, l'évolution des équipements sanitaires, la réforme de l'administration territoriale de l'État (2 ou 3 directions départementales interministérielles par département, sauf pour l'Ile-de-France faisant l'objet d'une autre réorganisation encore plus réductrice), et d'autres réformes de mutualisations, de fusions ou de suppressions, l'organisation des compétences de l'État est désormais incohérente et hétérogène d'un département à l'autre.
Ainsi morcelée, sans contrôle ministériel et en constance évolution (à chaque changement de préfet, un changement d'organisation), l'action territoriale de l'État pour chaque politique publique se retrouve fragilisée, voire impossible.
Pour Force Ouvrière, c'est la cohésion de l'État et son unité qui se trouvent compromises par les transferts de prérogatives qui font du préfet de Région l'unique organe exécutif.
Cette réforme, bâtie sans concertation, pas même parlementaire, est aussi synonyme de suppressions de services, de compétences, de technicités, de moyens, d'effectifs et du service public de proximité...
Pour les 100.000 agents concernés, cette réforme est un véritable plan social d'une ampleur inégalée...
Force Ouvrière condamne et s'oppose à cette réforme contraire aux principes républicains et dangereuse pour les personnels comme pour les usagers du service public et plus globalement pour tous les citoyens.
3° Sécurité sociale
Selon une étude des ministères sociaux (DREES), 9,4 % des dépenses de santé sont restées à la charge des ménages en 2009. Un pourcentage appelé à augmenter au vu des nouveaux reculs que va connaître la couverture sociale des assurés en 2011 qui cette année vont largement être mis à contribution dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité Sociale. Parmi les mesures décidées par le gouvernement, figure la baisse des taux de remboursement des médicaments à vignette bleue, des médicaments homéopathiques et des dispositifs médicaux de types pansements, cannes, lunettes...
Toutes ces mesures gouvernementales vont entraîner une augmentation des tarifs des complémentaires santé entre 5 et 10%.
Ce recul de la prise en charge par la Sécurité Sociale va d'abord toucher les plus modestes, ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir une complémentaire santé.
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8000 suppressions de postes pour la rentrée 2011-2012,
Attaques contre nos retraites et la sécu, salaires en berne,
C’EST INACCEPTABLE !
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