Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Le CTPA du 4 novembre boycotté par les organisations syndicales

D'un commun accord les trois fédérations syndicales, UNSA Education,  FNEC-FP-FO et FSU,  ont décidé de ne pas siéger au CTPA du 4 novembre 2010. Déclaration des organisations syndicales

Elles entendent ainsi protester vivement contre les suppressions massives de postes et les conséquences dévastatrices qu'elles induisent.

Face à la crise que traversent nos sociétés, aucune solution crédible et démocratique ne peut se concevoir sans une véritable « priorité à l’éducation ». Le gouvernement  s’obstine dans sa politique de mise à mal des services publics et particulièrement du service public d’éducation. La rentrée 2010 et le projet de budget 2011 confirment les choix des années précédentes : ce sont notamment 32 000 postes supplémentaires qui seront supprimés entre 2010 et 2011, dans l’éducation dans le cadre de la RGPP.

 

 Nos fédérations, depuis le début du mouvement, se sont mobilisées contre le projet de loi des retraites.Nous serons encore dans la rue samedi prochain pour demander qu'elle ne soit pas promulguée .

Ce texte est particulièrement pénalisant pour les fonctionnaires : baisse de leur traitement net, attribution du minimum garanti de pension soumise à un plafond de ressources et aux conditions du taux plein, augmentation du nombre des polypensionnés alors que le traitement de l’injustice de leur situation est renvoyé à un rapport ultérieur. Des aménagements à la suppression du droit à pension sans condition d’âge des mères de trois enfants ayant 15 ans de service ont été apportés mais ils ne règlent pas la question au fond. Le texte invite des milliers de femmes fonctionnaires à abandonner leur activité professionnelle d’ici au 30 juin, quand bien même elles désiraient la poursuivre et met en difficulté les secteurs les plus féminisés de la Fonction publique : l’éducation, les services sociaux et de santé. La suppression de la cessation progressive d’activité (temps partiel amélioré ouvert à 57 ans) par le Sénat, reprise par la commission mixte, illustre le mépris du Parlement pour les conditions de travail en fin de carrière. Celle loi qui allonge la durée du travail choisit en même temps d’en durcir les conditions !

Elles soutiennent également le mouvement lycéen qui appelle à une journée d'action ce même jour. Aujourd’hui avec les retraites, comme en matière de droit du travail, nous refusons que les jeunes servent d’alibi ou de variable d’ajustement, ce qui aboutirait à en faire une génération sacrifiée. Cette réforme les concerne au plus haut point comme les concerne l’ensemble des questions économiques et sociales. Les jeunes sont confrontés à un monde de plus en plus injuste, qui ne parvient pas à leur offrir des perspectives d’avenir et d’ascenseur social.

L’accès et la réussite de tous à l’éducation se heurtent à l’insuffisance des moyens et des choix politiques qui aujourd’hui les fragilisent. La situation de l’emploi et le chômage massif exercent une pression qui entraîne déqualification et précarité sur le marché du travail. L’emploi serait devenu un « luxe ». Droit à la formation, accès au logement, à l’autonomie, emploi des jeunes, statut social de la jeunesse en formation.

Les fédérations considèrent que leurs revendications doivent être remises au coeur des négociations avec les employeurs et le gouvernement.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article