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Défendre le baccalauréat, c’est défendre les diplômes nationaux et l’existence des disciplines. C’est défendre le maintien du premier grade universitaire.

A l’occasion d’un incident lors d’une épreuve de mathématique, les titres ont fleuri dans la presse :
« le tableau noir du bac », « le bac prend-il l’eau ? », « que faire du bac ? »
Que cache la polémique actuelle ? Quel est son enjeu ?


« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ».
Premier acte de la mise en scène : le ministre Chatel déclare que le baccalauréat coûte 83 euros par
élèves avant que ne s’ouvre la session 2011.
Deuxième acte : incident dans l’épreuve de mathématiques,
Troisième acte : le ministre neutralise l’épreuve en question.
Quatrième acte : tollé général, polémique et remise en cause de l’examen « trop vieux » pour
certains car « napoléonien », trop cher au regard du budget de l’état, trop « rétrograde » et rattrapé
par les nouvelles technologies, pas assez novateur, écologiquement nul au regard du nombre de
feuilles utilisées, un « vrai débat sur le sujet » en somme !
Cinquième acte : fuites et avis préconisent la mise en contrôle continu des épreuves du
baccalauréat…

Sont annoncés aujourd’hui des bricolages imposés aux correcteurs pour harmoniser les notes…
 

 

Pour FO, cette mise en scène est un mauvais scénario de remise en cause du baccalauréat comme
diplôme national, avec des épreuves ponctuelles, anonymes, et comme premier grade universitaire.
C’est inacceptable.


La ministre de l’enseignement supérieur plaide quant à elle, pour un vrai continuum de la 2de à la
licence… qui ferait disparaître le baccalauréat.
Il s’agit donc bien d’essayer par tous les bouts de remettre en cause l’examen terminal.
Pour les uns et les autres, il y aurait urgence à réformer le bac.
En réalité, le ministre veut faire coïncider sa contre-réforme du baccalauréat avec sa contre-réforme
du lycée.
En 2013, les épreuves du nouveau baccalauréat devront correspondre aux « nouvelles matières » du
nouveau lycée.
C’est donc dès maintenant que les choses se préparent pour un décret en 2012 qui changerait la
nature des épreuves finales du bac.
C’est ainsi que le ministre ouvre un nouveau chantier : la mise en place du contrôle continue des
épreuves.
 

 

Les professeurs, les parents et les élèves sont attachés au BAC. Personne n’en demande la
dissolution dans le contrôle continu. Il faut rétablir les moyens nécessaires au bon déroulement de
l’examen et à la correction sereine des épreuves. Ce qui s’oppose à l’application de la RGPP.
 

 

La FNEC FP-FO se prononce clairement pour le maintien du baccalauréat sous sa forme
actuelle.
Elle demande au ministre de s’exprimer clairement contre toute mise en place de contrôle continu,
le maintien du BAC et de son maintien plein et entier comme épreuve ponctuelle, anonyme et
nationale.
FO invite les collègues dans les jurys à prendre position pour le maintien du BAC diplôme national,
anonyme et ponctuel, pour dénoncer les conditions insupportables de déroulement du BAC 2011
résultant directement des suppressions de postes.

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