Vous trouverez en cliquant sur ce lien le numéro spécial de l'Ecole Syndicaliste publié après l'annonce jeudi dernier d'un "protocole de discussion" entre le ministre Darcos, le SNUIPP-FSU et le SGEN-CFDT (rejoints depuis par le SE-UNSA) qui intègrent déjà comme points de discussion l'annualisation des 108 heures correspondant aux 3h des samedis des 36 semaines de classe, le transfert de la formation continue sur ces heures et la déréglementation de nos horaires de travail qui sont actuellement définis hebdomadairement.
Chacun comprendra notre surprise en apprenant le choix de la direction du SNUIPP-FSU de signer un tel document de travail avec le ministre d'un gouvernement qui, dans la continuité de ses prédécesseurs, n'a de cesse de s'en prendre à l'école publique et à ses personnels en bloquant leur salaire, en supprimant des milliers de postes et en remettant en cause leurs garanties statutaires dont leurs retraites (ce sont d'ailleurs les raisons de l'appel à la grève du 20 novembre prochain).
Après le "protocole d'accord" sur la direction d'école signé par le seul SE UNSA qui a échoué dans son réél objectif qui était la mise en place des EPEP parce que de façon unitaire, les 3 autres syndicats (SNUDI-FO, SNUIPP-FSU et SGEN-CFDT) avaient refusé de cautionner le mauvais coup de De Robien, le ministre Darcos cherche à trouver un partenaire plus efficace pour l'aider à faire passer ces contre-réformes.
Y arrivera-t-il ? La réponse se trouve dans la capacité des enseignants des écoles à réagir contre tout accord "au sommet" qui remettrait en cause notre statut. Pour cela, ils disposent d'un syndicat qui est toujours resté indépendant quelque soit le gouvernement en place : le SNUDI-FO.
Mais pour peser dans la période qui s'ouvre, le SNUDI-FO a besoin de que de plus en plus de collègues le rejoignent en adhérant.
Nous vous laissons juge de ces questions et nous vous tiendons informés des propositions du Ministre Darcos et des réponses que le SNUDI-FO lui apportera.