Carte scolaire
L'annonce d'une école de qualité sans les actes qui doivent les accompagner, c'est la destruction de l'école tout court.
Le SNUDI-FO a pris acte des résultats du CTP qui s'est tenu le vendredi 2 février à l'IA. Nous déplorons une nouvelle fois que les grands discours annonçant une école de qualité soient des paroles coûtant si peu aux personnes qui les prononcent : les parents d'élèves et aussi certaines de leurs associations ont fait le même constat amer ce jour-là à 17h00, en observant qu'on prive leurs enfants de leur droit à l'instruction en mutilant encore un peu plus nos services publics.
Cela devient une triste habitude, l'administration prononce des paroles incantatoires (toujours plus déterminées...) mais ne se donne pas les moyens des ambitions affichées, et par conséquent en prive également ceux qui chaque jour font l'école. L'Inspection oublie qu'une école de qualité c'est avant tout des enseignants pour les élèves, et des effectifs raisonnables. Sans ces deux critères comment peut-on oser parler d'école de qualité? En donnant de nouvelles adresses internets aux écoles? En multipliant les projets fédérateurs et le bénévolat des enseignants? En multipliant les sanctions contre les collègues qui ne sont pas dans le moule? En bombardant directeurs et adjoints de nouvelles missions, de réunions, de directives, de contraintes?
Non il ne s'agit pas d'une école de qualité, il s'agit d'une école mise en crise par ses responsables : l'histoire du pompier incendiaire. Une école où la liberté pédagogique est remise en cause et combattue au moyen parfois de pressions morales, ou distributions de bons points... L'histoire cette fois de l'âne et du bâton. Il n'y a pas besoin d'être grand pédagogue pour savoir que ces rapports entretenus entre d'une part des enseignants considérés comme des ouvriers spécialisés, et d'autre part une hiérarchie aveugle et sourde aux réalités, voire parfois méprisante, ne sont guère bons pour les élèves. Un enseignant stressé par sa hiérarchie, pressuré, peut lutter contre cela, mais cela se ressentira toujours dans les situations de classe. La remise en cause de la liberté de chaque enseignant, c'est la remise en cause de l'école de la liberté. L'annonce d'une école de qualité sans les actes qui doivent les accompagner, c'est la destruction de l'école tout court. ● mesures du CTP page 2.
Le SNUDI-FO revendique :
recrutement à mesure des effectifs : 25 élèves maximum par classe et non 30, 31, 32...
un RASED complet pour 800 élèves
satisfaction des demandes de formation au CAPA-SH à mesure des besoins des réseaux d'aides
droit à la formation des directeurs et directrices
formation des enseignants en CLISS et ouverture du nombre de CLISS nécessaire pour le droit de chaque enfant à un enseignement adapté à ses possibilités et besoins.