Communiqué de presse :
Un plan de licenciement de 250 emplois précaires des écoles publiques de la Vienne
Lundi 6 avril après-midi, salle Jouhaux à Poitiers, 16 EVS*
étaient réunis à l’initiative du SNUDI-FO Vienne (Syndicat FO des enseignants et personnels contractuels des écoles primaires publiques). Cette réunion précédait
quatre autres réunions prévues cette même semaine à Châtellerault (mercredi), Loudun, Montmorillon et Civray (vendredi).
Le point a été fait sur la situation d’urgence que connaissent ces salariés précaires payés de 600€ à 800€
par mois et promis dans 3 mois au chômage dans un contexte de crise économique qui leur laisse bien peu d’espoir.
Fin juin, comme l’a confirmé leur employeur, le lycée de Bressuire, lors d’une audience
accordée au SNUDI-FO86 mercredi 1er avril, pour 250 EVS de la Vienne ce sera terminé. Un plan de licenciement supplémentaire orchestré
cette fois par l’Education Nationale.
D’autres personnes seront recrutées sur les postes par le Pôle Emploi afin de les remplacer. Le 31 mars,
l’Inspecteur d’Académie, Madame Deloustal, a apporté la même réponse au syndicat et aux salariés sur cette question. Il s’agit donc d’emplois jetables sur des
fonctions durables : l’Education Nationale compte bien continuer à recruter des personnels précaires payés au lance-pierre.
Aucun interlocuteur ne peut proposer mieux aux EVS après 3 ans de bons et loyaux services dans les écoles
primaires où ils ont démontré leur utilité en aidant les directeurs dans leur travail administratif, fait vivre les salles informatiques, les bibliothèques et
accompagné les classes en sorties, ou en Aidant à la Scolarisation des Enfants Handicapés (appelés EVS-ASEH) pour ceux qui ont fonction d’Auxiliaire de Vie Scolaire et
ont appris leur métier sur le tas, faute de formation !
Les EVS refusent leur sort et l’ont dit lors de cette réunion! A ce jour, 470 signatures se sont
portées sur la pétition départementale initiée par le SNUDI-FO pour réclamer avec eux un vrai emploi, un vrai contrat, un vrai salaire.
Ces emplois (Contrat d’Avenir, ou Contrat d’Accompagnement à l’Emploi) créés par la loi Borloo suite à la
mobilisation contre le CPE en 2005, devaient permettre le retour à un emploi pérenne et proposer un véritable accompagnement de retour vers l’emploi avec une véritable
formation. En deux ans et demi, ils n’ont rien vu venir, et rien ne se présente pour les dernières semaines de contrat qu’il leur reste !
Pour FO l’Education Nationale a la responsabilité de garantir un avenir à ces collègues.
Les EVS présents, avec FO, ont décidé d’accentuer la campagne de pétition, d’informer les parents
d’élèves, notamment les parents d’enfants en situation de handicap et de demander audience aux députés du département pour leur demander d’intervenir en faveur de ces
salariés.
Fabien Vasselin,
Secrétaire départemental du SNUDI-FO86
Communiqué partiellement repris dans le NR et Centre Presse